Le recours à l’imaginaire national dans le débat sur la place de la littérature québécoise dans l’enseignement collégial

Marcel Goulet, Professeur à la retraite du Cégep Édouard-Montpetit, Chargé de cours au Département des littératures de langue française de l’Université de Montréal, Chercheur au CRILCQ

Résumé

Depuis la réforme de 1994, décrétée par le ministère de l’Éducation du Québec, et qui est toujours en vigueur, tous les étudiants québécois inscrits au cégep (acronyme pour collège d’enseignement général et professionnel, établissement de niveau postsecondaire) doivent suivre, dans le cadre de leur formation générale commune, trois cours de littérature de 60 heures chacun. Dans la plupart des cégeps, les professeurs ont choisi de consacrer les deux premiers cours à la littérature française, réservant le troisième, tel que prescrit par les devis ministériels, à la littérature québécoise. D’entrée de jeu, cette répartition a fait l’objet d’un débat qui, aujourd’hui encore et plus que jamais, oppose les partisans d’un enseignement accru, voire majoritaire, de la littérature québécoise aux tenants du statu quo. Les argumentaires élaborés de part et d’autre font référence à un imaginaire national. Les uns comme les autres renvoient, en effet, à une représentation de la nation québécoise, à une vision de son identité, de sa langue, de sa culture et de sa littérature, de même qu’à une conception de son rapport à l’Autre, au temps et à l’espace. Je me propose d’étudier quelques-uns de ces argumentaires, notamment ceux développés par Louis Cornellier, François Paré, Bernard Pozier, André Vanasse, Jean Larose, Élisabeth Rousseau, Jean Pierre Girard et Jacques Folch-Ribas, afin de montrer quelle représentation de la nation québécoise ils dessinent, sur quel imaginaire national ils se fondent.

Texte de la communication

Argumentaires analysés

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