Cartes postales façon Giguère

Du poème à la carte postale : un exercice d’écriture inspiré de Roland Giguère

Marcel Goulet, Cégep Édouard-Montpetit, marcel.goulet@cegepmontpetit.ca

Présentation de la proposition et contexte de réalisation

J’ai proposé à mes étudiantes et mes étudiants, dans le cadre du cours Littérature et imaginaire, d’explorer l’œuvre poétique de Roland Giguère. L’objectif visé était de leur permettre de découvrir ce poète trop peu enseigné dans le cours Littérature québécoise, et de le faire d’une manière non conventionnelle. J’ai conçu cette proposition en m’inspirant de la figure du lecteur voyageur et de la figure du lecteur créateur.

J’ai invité mes étudiantes et mes étudiants à pratiquer l’écriture de création en s’inspirant, pour le contenu de leurs textes, des poèmes rassemblés dans le recueil L’âge de la parole. Poèmes 1949-1960 (Éditions de l’Hexagone, 1965 / Éditions Typo 1991/2013) et, pour la forme, de la douzaine de poèmes en prose intitulés Cartes postales et publiés dans Forêt vierge folle (Éditions de l’Hexagone, 1978).

J’ai réalisé cette expérimentation à la session d’hiver 2014. J’ai donné le cours à deux groupes d’étudiants. Ils étaient 78 au total. Dans chaque groupe, nous avons consacré trois séances de cours, de deux heures chacune, à la lecture et à l’étude des poèmes du recueil L’âge de la parole. Poèmes 1949-1960.

Lors de la première séance, j’ai présenté Roland Giguère, sa vie et son œuvre; j’ai exposé sa vision de la littérature; j’ai décrit le contexte historique et culturel de la production des poèmes et des recueils regroupés en 1965 sous le titre L’âge de la parole. Poèmes 1949-1960; et j’ai parlé à mes étudiants du mouvement surréaliste. Puis, nous avons lu les poèmes du recueil Les armes blanches (1950-1953) et le poème Midi perdu (1950). Enfin, j’ai présenté à mes étudiants la consigne les invitant à rédiger des textes de création, sous la forme de cartes postales, en s’inspirant, pour le contenu, de l’un ou l’autre des poèmes lus en classe. Chaque étudiant devait rédiger une carte postale à partir du poème de son choix.

Lors de la deuxième séance de cours, nous avons lu et étudié les poèmes du recueil Les nuits abat-jour (1949-1950) et le poème Adorable femme des neiges (1958). J’ai à nouveau invité mes étudiants à rédiger une carte postale en s’inspirant de l’un ou l’autre des poèmes lus en classe.

Lors de la troisième séance de cours, nous avons lu et étudié des poèmes tirés du recueil L’âge de la parole (1949-1960). Nous avons aussi écouté quelques-uns de ces poèmes mis en musique et interprétés par Thomas Hellman (tirés de l’album Thomas Hellman chante Roland Giguère). Enfin, mes étudiants furent de nouveau invités à rédiger une carte postale en s’inspirant de l’un ou l’autre des poèmes lus ou entendus en classe.

Mes étudiantes et mes étudiants auront donc écrit, chacun, au cours de la session, trois cartes postales inspirées de poèmes de Roland Giguère (pour des exemples de cartes postales rédigées par les étudiantes et les étudiants, voir l’exemplier).

 

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